Je n'ai pas beaucoup de conversations, je ne trouve jamais de sujets réellement abordables, voire ordinaire. Je vis ma vie dans ma bulle me mettant volontairement ou non à l'écart. Je me retrouve souvent seule, peut-être pas en apparence mais au fond si. Personne autour de moi n'arrive à me comprendre, sauf tous les blogeurs & blogeuses que j'ai rencontrés. J'ai très peu d'ami, mais tous ont leur vie, en dehors de moi, & c'est mieux comme ça. Ce qui me passionne ne passionne personne dans mon petit carnet amical, je trouve vraiment que je suis de trop.
J'ai l'impression d'être entouré d'adolescent stéréotypés, de poufs, d'hypocrite, de mythomane et d'égoïstes dont la seule religion est la discrimination. La haine de la différence, des styles qui sont recherchés, et de choses en tous genres. Des gens qui ne comprennent pas, et qui ne cherchent pas à comprendre tout ce qui est différents d'eux même, que se soit des centres d'intérêts, des sortis différentes, des soirées passées autrement. Peut-être que les termes que j'emploie sont trop forts, eux-mêmes n'arrivent pas à exprimer ce que je ressens. Une part de moi est en colère contre tout ça, l'autre se dit que ça passera, l'adolescence au fond c'est ça, non ?
On aurait du auparavant m'expliquer cette période de la vie, on aurait du me prévenir. Me préparer à tous ces chocs, ces changements qui m'attendaient. On aurait du me préparer aux premières vraies amitiés, à leur rupture, aux premières histoires d'amours, aux premier baisés. On aurait du m'expliquer le principe de tout ça. Mais non, et comme tout le monde, j'ai chuté, je suis tombée, en ayant plus ou moins de mal à me relever. En même temps je suis trop sensible, je m'attache trop aux gens & devient presque incapable de les lâcher. Je me plains trop aussi, je crache sur tous les problèmes de ma vie : mon diabète, certaines disputes, certaines critiques .... Je voudrais savoir ce qui cloche réellement chez moi, ce qui m'empêche d'être heureuse sans interruption , et ce qui me prend la tête sans arrêt. Ce ne serait qu'un dure défit à relever que de trouver ou même de chercher la réponse à tout ça. Il faut peut être que je rentre dans le rang, que je me range moi-même dans la case des adolescentes sans aucune personnalité sans aucune passion mais qui reste toujours entourées de leur clone. Au fond je suis jalouse de vous, vous qui êtes si bien entourée, avec vos tas d'amis, vos "best" vos "sisthàs", moi je suis seule, j'ai des amis, que j'adore vraiment avec qui je veux partager un tas de choses encore, mais je ne connait pas ces fortes relations qui nous lient étrangement à certains amis. Personne ne pense à moi quand j'en ai besoin, personne ne me dit qu'il a besoin de moi. Alors ne venez pas me souler avec vos histoires de "best" qui fait la gueule parce que vous avez fait un câlin à quelqu'un d'autre. Tout ça ne sont que des broutilles, ne gâchez pas les quelques instants de votre pseudo meilleure amitié pour ça.
Les mots Je t'aime ne sont plus ce qu'ils sont, Alex a raison là dessus. Aujourd'hui on les utilise sans savoir à quoi ça rime. Je t'aime devrait montrer des sentiments forts & puissants, cette expression devrait montrer que l'on a la force de décrocher les étoiles pour son destinataire. Sur ce point là vous me dégoutez, mais je me dégoute aussi à moi même par la même occasion. Je suis tombée dans votre petit jeu mesquin de l'adolescence et de la superficialité.